Sécheresse : nouveau courrier au Préfet de la Somme

Le 20 août, la FDSEA de la Somme et les Jeunes Agriculteurs Somme ont adressé un nouveau courrier au Préfet de la Somme. Objectif : obtenir une extension de la dérogation à l’obligation de semis des intercultures courtes et longues, et porter l’ensemble des mesures d’accompagnement nécessaires face à la crise actuelle.

Par son arrêté du 12 août, le préfet avait déjà suspendu l’obligation de couvert d’interculture pour les parcelles ayant récolté des pois de conserve avant le 15 juillet. Mais une seconde situation pose aujourd’hui difficulté : celle des repousses de colza. Faute d’eau, elles n’avaient pas germé depuis la récolte, autour du 10 juillet. Les pluies éparses de ces derniers jours changent la donne et vont faire lever ces repousses, ce qui imposerait un délai de 30 jours avant tout déchaumage. Une contrainte incompatible avec les travaux nécessaires à la bonne implantation des céréales d’automne. Nous demandons donc au préfet d’étendre la dérogation à l’ensemble des situations d’interculture courte, pour lever toute ambiguïté vis-à-vis des corps de contrôle.

Le courrier dresse également un état des lieux préoccupant : les pertes sont déjà énormes sur les fourrages herbagers, très conséquentes sur les fourrages non-herbagers, et potentiellement élevées sur les cultures industrielles non irriguées. Avec une avance d’un mois sur les récoltes de maïs fourrager et de pommes de terre, une quantification plus précise des pertes sera possible d’ici un mois.

Au-delà de cet enjeu réglementaire, le courrier reprend l’ensemble des demandes portées par la profession, tous volets confondus : assurantiel, fiscal et social, bancaire, réglementaire. Retrouvez le détail de ces demandes dans le schéma ci-dessous.

Le syndicat appelle également les céréaliers à mettre à disposition leurs terres en interculture pour la production fourragère, dans une logique gagnant-gagnant avec les éleveurs. Les producteurs de pommes de terre sont pour leur part invités à signaler sans attendre leurs incertitudes de récolte à leurs acheteurs.

Enfin, le courrier alerte sur la dimension humaine de cette crise. Les tensions sur le terrain sont déjà palpables, et le syndicat salue l’élargissement du CSRE à la surveillance du mal-être en agriculture. Il demande par ailleurs une réelle souplesse des corps de contrôle, dans la lignée des annonces du commissaire européen Hansen, et souhaite une pause significative sur les contrôles en ferme.

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