PLAN CLIMAT AIR ENERGIE PÔLE METROPOLITAIN DU GRAND AMIENOIS

Pôle métropolitain du grand Amiénois : un territoire engagé pour la transition écologique

Un Plan Climat Air Energie : Contraintes et atouts pour l’agriculture samarienne ?

Jeudi dernier, Pascal Rifflart, président du pôle métropolitain du grand amiénois avait convié au comité de pilotage partenarial les responsables agricoles de la Chambre d’agriculture et de la Fdsea pour échanger sur le Plan Climat Air Energie Territorial (PCAET) au quai de l’innovation à Amiens.

L’objectif étant d’élaborer et de valider le programme d’actions dans le cadre d’une consultation publique.

Eliane Metréau de l’ADEME des Hauts de France a rappelé que les 8 EPCI qui regroupent 466 communes pour 387 000 habitants ont été conviés aux travaux depuis le début du schéma de cohérence territorial porté par la Région Hauts de France pour bien définir le plan climat, maîtriser et s’adapter au changement climatique voulu par le gouvernement français.

Pour le monde agricole, il s’agit de prioriser les actions, adapter le territoire et les activités agricoles en matière de ressource en eau, de maladies, de sécheresse, de gaz à effet de serre qui sont la cause du réchauffement climatique.

Le président du pôle métropolitain a fait le constat d’un échec politique depuis ces cinquante dernières années et actuellement d’une prise de conscience d’urgence de la cause écologique.

« 70 % des français ont conscience de l’urgence climatique mais seuls 20 % sont prêts à abandonner leur voiture d’exclame le président ».

Les objectifs régionaux de réduction de gaz à effet de serre sont fixés à – 50 % d’ici 2030 et à -75 % d’ici 2050, mais le président compte beaucoup sur l’intelligence humaine et artificielle pour trouver des solutions.

L’empreinte carbone qui est à ce jour de 12 tonnes par habitant doit passer à 2 tonnes équivalent CO2 en 2050. L’agriculture et les transports routiers sont pointés du doigt pour être les responsables des émissions de gaz à effet de serre. Quant à l’industrie et à l’habitat, ils doivent aussi réduire leur consommation énergétique de façon importante.

A titre d’exemple, en 50 ans, la température sur Amiens a augmenté de + 2,3 °.

Les élus politiques sont convaincus qu’il faut augmenter la production d’ENR qui passe par le développement de l’éolien, de la méthanisation et de la production de biogaz. Ils invitent aussi l’agriculture à jouer un rôle sur le stockage du carbone, en proposant de planter 120 Kms de haies en 6 ans sur le territoire.

Conscients que l’agriculture peut s’adapter pour répondre à ces contraintes ambitieuses, Rémi Robillart, vice-président du syndicat local d’Amiens Agri Métropole et ses collègues agriculteurs dans la salle n’ont pas hésité à rappeler que leur première mission est de nourrir la planète. Aujourd’hui trop de surfaces agricoles disparaissent au profit des infrastructures routières, des emprises industrielles, de l’habitat, et demain ce sera plus de 8 milliards de personnes à nourrir conclu-t-il le responsable syndical. Il s’inquiète également sur le manque de moyens financiers pour mettre en place ces politiques, entretenir les haies et gérer l’arrivée des nuisibles.

Quant à la Chambre d’agriculture de la Somme représentée par Maryse Magniez en charge du dossier, les capacités d’adaptation des agriculteurs existent pour aller dans cette voie, mais encore faut-il les accompagner financièrement. Elle a pu présenter les démarches d’accompagnement auprès des agriculteurs entre autres la plantation de haies, et a rappelé que la Chambre d’agriculture était là pour aider ses ressortissants dans leurs projets.
Rendez-vous en 2025 pour faire un bilan des opérations, des actions et des perspectives pour la profession agricole.

Xavier Normand

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