La « douane agricole » de la Somme dans les rayons de l’hypermarché Auchan

En réponse à l’appel à mobilisation nationale, la FDSEA et les JA de la Somme sont allés contrôler les rayons de l’hypermarché Auchan pour dire non aux importations ne respectant pas nos normes, de véritables distorsions de concurrence mettant à mal la pérennité des exploitations samariennes, régionales et nationales.


Non au Mercosur, non aux œufs ukrainiens, non aux produits à la traçabilité douteuse !!!


Une cinquantaine d’agriculteurs ont arpenté les allées de la GMS en mettant dans des caddys, tout ce que nous ne voulons pas dans les assiettes du consommateur. Des consommateurs réceptifs aux demandes des exploitants présents. De très nombreux échanges avec eux pour faire passer nos messages tout simplement légitimes. Les agriculteurs ont pu aussi discuter avec la direction de la GMS et ses collaborateurs, qui n’ont pas entravé la démarche de contrôle. Puisque les douanes ou la DDPP ne font pas le job, la FDSEA et les JA80 l’ont fait et le moins que l’on puisse dire, c’est que la pêche a été bonne : Nutella, haricots Cassegrain originaire du Kenya, saucisse lentilles William Saurin, tomates Azura du Maroc, miel Lune de Miel originaire d’Ukraine ou d’Argentine, insecticide pour animaux, etc. La liste est longue et des caddys bien remplis.


Un échantillon a été amené à la DDPP pour montrer l’incohérence des décisions nationales qui mettent des boulets aux pieds des agriculteurs français tandis que nos frontières laissent passer des produits ne respectant pas nos exigences sociales, sanitaires et environnementales.

Les revendications ont également été présentées au Préfet Mouchel-Blaisot après avoir quitté le site de la DDPP. Ce dernier a demandé la projection du Mercosur en comparaison à l’agriculture locale « en sucre, c’est plus d’un départements comme la Somme, et en viande bovine, c’est plus que l’ensemble des Hauts de France ! », ont traduit les élus agricoles, et de poursuivre : les distorsions de concurrence sont à plusieurs niveaux : social avec la main d’œuvre, technique ou environnementale avec les substances autorisées interdites en France, et réglementaire, avec des élevages de taille et de conception bien moins normées qu’en France. En conclusion, Denis Bully lui a formulé une proposition simple : « contrôler les importations au même niveau que sont contrôlées les fermes »

Merci à tous ceux qui ont participé à cette mobilisation et qui ont permis de faire entendre nos revendications.

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