Dans un contexte de revendications syndicales depuis plusieurs semaines et après une moisson mauvaise et difficile, une rencontre a été organisée ce lundi 9 décembre pour parler cotisations et comment les adapter au contexte actuel agricole.
Souvent sur le terrain, la MSA n’est vue que comme un percepteur de cotisations, et de ce fait, mal perçue par le monde agricole. Mais comme dans bien d’autres sujets, c’est souvent par un manque de communication. Tout en sachant que les cotisations servent à payer les différentes prestations sociales tels que la retraite, la prise en charge des soins médicaux…
Partant de ce fait, et suite à des remontées de terrain concernant des exploitations en difficulté, la FDSEA et les JA de la Somme ont souhaité rencontrer la direction de la MSA et ses élus pour parler de ce sujet des cotisations ; et voir comment mettre en place un plan de paiement afin de prendre en compte les difficultés de chacun. Une souplesse existe dans les modalités de paiement, encore faut-il le faire savoir !
Une délégation d’agriculteurs a pu exposer leurs problématiques. Un cas concret : un futur cédant sans successeur qui de ce fait, n’investit plus et se voit appeler d’un montant élevé de cotisations pour le troisième tiers. Comment faire au vu d’une moisson qui ne couvre pas les charges ?
La MSA représentée par M. Thierry MANTEN, vice-président de la MSA Picardie, Jean-Louis DUTOTE, président du comité départemental, et Katie HAUTOT, directrice générale, se sont engagés à suivre de près les dossiers en souffrance. La forme étant encore à définir, mais chaque exploitant doit être accompagné pour trouver la meilleure solution possible et ne laisser personne sur le côté.
Autre cas remonté, celle des problèmes d’affiliation ou encore le cas des jeunes durant leurs premières années d’installation. Avec les taux d’exonération dégressifs, cela demande une adaptabilité pour gérer sa trésorerie.
Denis BULLY président de la FDSEA80 a rappelé l’importance d’avoir un organisme agricole gérant les prestations sociales des agriculteurs. Imaginez que ce serait une caisse sociale plus généraliste, qui en aurait la charge, pas sûr qu’une telle réunion aurait pu avoir lieu a -t-il déclaré.
Comme ont pu l’expliquer les représentants de la MSA, leurs missions sont de service public et sont soumis à des règles, comme celle des majorations de la cotisation pour retard de paiement. Mais comme toute OPA, elle est à disposition de ses adhérents pour trouver une solution adaptée aux besoins de chacun. Une réflexion devrait être aussi portée au niveau national pour une souplesse législative locale, c’est ce qui peut aussi ressortir de ces échanges.
Le rôle du syndicalisme est aussi là en tant que facilitateur entre des exploitants parfois mécontents ou interrogatifs et la MSA.
D’autres réunions comme celle de lundi doivent permettre de solutionner efficacement chaque cas pour éviter une difficulté économique accrue et de gommer les imperfections existantes. Dès janvier prochain, une nouvelle rencontre est prévue pour faire le point sur l’état d’avancement des dossiers. Cotisations MSA ou autres prestations à payer, c’est collectivement qu’il faut réfléchir. Cette rencontre trouve là tout son sens. Ce qui faut surtout éviter c’est de rester isoler et ne pas avoir peur de parler de sa situation.
Si vous êtes dans ce cas, contactez la MSA au 03.22.80.60.02 ou par mail recouvrementamiable.blf@picardie.msa.fr
