La section « dégâts de gibiers » de la FDSEA 80 s’est rassemblée ce mercredi 17 décembre en présence d’Hervé Lemaire, administrateur de la Fédération des Chasseurs (FDC80), en charge du grand gibier et d’Emmanuel Lavoisier, directeur FDC80.
Les échanges avec les représentants cynégétiques sont réguliers et ce dans un dialogue constructif pour réguler notamment au mieux la population de sangliers qui a augmenté avec des points noirs dans le département. On pense par exemple au secteur de Quend Fort Mahon, la vallée du Liger ou de la vallée de la Haute Somme. Il est indispensable de concrétiser efficacement les plans de chasse afin de baisser les populations et ainsi la surface de dégâts.
Un travail ciblé sur les zones, les bois peu ou pas chassés est aussi prioritaire, et la FDSEA n’hésite pas à demander l’intervention des louvetiers quand cela est nécessaire avec une battue administrative. Les délégués cantonaux présents ont pu ainsi remonter les problématiques du terrain et la nécessité d’accentuer la pression, même si la surface de dégâts par exemple sur le maïs ensilage a baissé cette année compte tenu de la précocité des récoltes du fait de conditions météorologiques plus favorables.
Mais le constat est là, des grandes compagnies sont observées et il faut prélever fortement. La section a demandé à la FDC de mettre en place une réserve de bracelets au niveau par exemple des Groupements d’Intérêt Cynégétiques (GIC) pour permettre d’aller chercher un ou des bracelets supplémentaires quand les prélèvements dépassent les attributions. Cette demande ne remet pas en cause les attributions initiales qui doivent répondre à la présence des sangliers sur le terrain. La FDC va réfléchir pour y répondre, l’objectif est d’être encore plus efficace dans la régulation de la population tout en restant dans un cadre réglementaire.
Autre sujet qui a occupé la FDSEA cette année, c’est la régulation des blaireaux, on peut souligner le travail de collaboration avec la FDC, les louvetiers et la DDT ; il a porté ses fruits sur de nombreux secteurs du département et il continuera dans le futur. Pour monter le dossier, nous avons besoin de déclarations de dégâts d’exploitants et d’une attestation des mairies dont le territoire connaît une forte présence du mustélidé qui peut engendrer de forts dégâts sur les cultures ou le matériel par l’éboulement de galeries.
Après les blaireaux, la FDSEA a commencé une enquête sur les dégâts occasionnés par les goélands et les mouettes. Leur prolifération notamment autour des déchetteries, peut engendrer des problèmes sanitaires sur les cultures, un impact sur la vie du sol et la biodiversité en s’attaquant au petit gibier. Le dossier sera ardu car ce sont des espèces protégées, mais au regard des premières remontées du terrain, leur régulation est nécessaire. Nous profiterons des AG locales pour aborder le sujet.
Qu’il soit classé gibier ou ESOD (Espèces Susceptibles d’Occasionner des Dégâts, comme les corbeaux ou les corneilles) pour les réguler, il nous faut des déclarations de dégâts, elles argumentent nos demandes !
