Le projet de ligne 400 000 volts entre Amiens et Petit-Caux (Penly) est dans sa phase d’enquête publique. Il entraîne des conséquences majeures sur les territoires agricoles : perte de surfaces cultivables, entrave à l’évolution de nos exploitations, nuisances durables… Et pourtant, les indemnisations proposées restent largement insuffisantes. Les discussions sont bloquées entre la profession agricole (de la Somme et de la Seine Maritime) et RTE.
L’enquête publique est ouverte jusqu’au mercredi 1er octobre 2025. Chacun peut déposer un avis, exprimer ses préoccupations, défendre ses intérêts et ses projets.
Comment participer ?
En ligne, sur le registre officiel, en cliquant ici
Ou directement dans les mairies concernées, aux horaires d’ouverture :

Si vous êtes concernés, il est important d’y participer massivement. Si besoin, inspirez-vous de la contribution faite par la FDSEA de la Somme (voir en PJ).
- Une indemnisation à revoir tant sur le montant et la forme : des montants insuffisants pour les propriétaires et les exploitants en comparaison à ceux versés aux communes. L’agriculture supporte les gênes, les collectivités engrangent les recettes. Vous pouvez par exemple suggérer qu’une partie de la « taxe pylône » contribue à l’entretien des chemins.
- Un barème obsolète : l’indemnisation n’a pas été revue depuis 2003 ne prenant pas en compte l’évolution des techniques culturales et du matériel agricole.
- Un mécanisme d’indemnisation obscur nécessitant de faire une demande tous les 9 ans pour être indemnisé.
- Une gêne immédiate non prise en compte : perte de temps (surtout avec le matériel actuel), interdiction de certaines productions et de leur chargement sous et à proximité des lignes.
- Des préjudices permanents tels que l’inconstructibilité, la perte de valeur foncière, le blocage des systèmes agricoles.
- Un doute sur l’absence de conséquences sur les cheptels, avec la présence de deux lignes.
Pour nous faire entendre et rouvrir les discussions avec RTE, mobilisons-nous !
