Depuis l’été dernier, période choisie par la Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL) pour lancer sa charte d’engagement aux côtés des éleveuses et éleveurs laitiers et le début de l’automne, on connait désormais ceux dans la Somme qui ont décidé de signer sans détour l’appel lancé par l’organisation professionnelle, ceux qui la partagent avec réserve et ceux qui ont décidé tout simplement de… l’ignorer. Dans la première catégorie, on retrouve les sénateurs Laurent Somon (LR), Stéphane Demilly (Union centriste), Rémi Cardon (PS), ainsi que les députés RN Yaël Ménaché et Jean-Philippe Tanguy. Même bord politique, mais pas du même avis, le député Matthias Renault a quant à lui expliqué vouloir connaitre la consigne de son parti avant de s’engager. La députée (LFI) Zahia Hamdane aurait quant à elle « zappé » le texte tandis que son homologue François Ruffin a apporté une réponse écrite au président de la FDSEA de la Somme, Denis Bully. Le député Ruffin se déclare ainsi « favorable à une régulation plus sérieuse des marchés » et souhaite « la transparence sur les prix, la transparence de la grande distribution ». Dans sa réponse, il déclare également que « la charte convient dans l’ensemble », même s’il l’aurait aimée « plus offensive sur la régulation ». Autre grief au texte de la FNPL, « des précisions à apporter sur la réforme fiscale et la prise en compte des contraintes agricoles ».
Dans le texte adressé par la FNPL aux parlementaires leur demandant de s’engager « à défendre les intérêts de l’élevage laitier français dans l’ensemble des travaux parlementaires y afférent », que trouve-t-on ? Deux grandes causes à défendre – garantir la valorisation du travail des éleveurs laitiers et une politique ambitieuse pour la transmission et l’installation -, ains que cinq « priorités » : une loi agricole « ambitieuse », un renforcement des lois Egalim et leur application, le renforcement des organisations de producteurs, la prise en compte des intérêts et contraintes agricoles dans l’ensemble des réglementations environnementales et climatiques et enfin, des mesures pour accompagner l’installation et la transmission.
Xavier Normand – Service Syndical
