L’association pour la protection et la sauvegarde du site et de l’environnement des Hortillons a tenu son assemblée générale à Amiens.

Le syndicat professionnel des maraîchers, horticulteurs et arboriculteurs de la Somme avait été convoqué à cette assemblée en tant qu’adhérent.

Plus de 250 personnes ont participé à l’assemblée générale de l’association, laquelle s’est déroulée le dimanche 2 février au matin à l’espace Dewailly à Amiens, rassemblant ainsi une part significative des 500 adhérents que compte l’association. Les représentants du syndicat professionnel des maraîchers, section Hortillons, avaient également été invités à s’y joindre en tant qu’adhérents. Au-delà des aspects strictement statutaires, l’ordre du jour était particulièrement dense. Cette association emploie 14 bateliers et 5 agents d’accueil, qui ont reçu 120 790 visiteurs en 2024, dont 37 852 provenant de groupes organisés et 82 938 visiteurs individuels. Il est à noter que l’association, qui gère un budget annuel de 1 178 934 euros, est une entité indépendante ne demandant aucune aide publique. Classé Natura 2000, ce site constitue un joyau de la ville d’Amiens, continuant d’attirer un large public durant la période estivale.

Certaines initiatives n’ont pu voir le jour, telles que le marché sur l’eau prévu en juin, qui a été annulé en raison de l’absence de barques à cornets chargées de légumes des Hortillons, auxquelles étaient censés participer les maraîchers du syndicat. Toutefois, d’autres projets, tels que celui du jardin pédagogique de 3 200 mètres carrés, situé à proximité du chemin du Malaquis, devraient être mis en œuvre après quelques travaux d’aménagement des berges et l’élimination de la jussie, une plante envahissante, a précisé Jean-Marie Duchemin, président de l’association. Deux jeunes maraîchères s’y installeront pour y cultiver des fleurs et des plantes médicinales. Un projet d’événement, intitulé « les berges fleuries », est également prévu pour valoriser ces endroits.

La facturation dématérialisée sera également mise en œuvre en 2026, ouvrant la possibilité de réserver en ligne pour des visites en barques, tandis que le siège social, situé rue Beauvillé, fera l’objet d’une rénovation.

Pour l’année 2024, 24 chantiers de restauration des berges ont été réalisés sur 1 222 mètres, accompagnés de 19 jours de curage, le tout pour un coût dépassant 230 000 euros à la charge de l’association. En effet, pour 20 mètres de travaux de restauration des berges, l’association assume un coût de 3 600 euros, tandis que la part qui revient à l’adhérent s’élève à 1 200 euros. D’autre part, Ludovic Huriez, du cabinet d’études Artemia Eau, a intégré cette démarche d’aménagement des berges, conformément aux exigences de la législation en matière de gestion des eaux en milieu aquatique, en rappelant les droits et devoirs des propriétaires et des collectivités en matière environnementale.

Francis et Daniel Parmentier, maraîchers, expriment des préoccupations concernant le fait que l’association n’aille pas assez loin dans le maintien des rieux, des berges et du dragage, des éléments cruciaux pour la préservation des zones cultivables et des accès. Ils réclament également que les terres soient réhaussées de manière régulière afin de garantir la viabilité de l’activité maraîchère dans les Hortillonnages.

En conclusion, Alain Cazier a souligné le rôle et l’engagement déterminé du syndicat des maraîchers quant aux travaux entrepris par l’association de sauvegarde.

Xavier Normand