Les emplois d’étudiants en été permettent de se faire un petit pécule. Reste à savoir s’il est plus avantageux de continuer à les rattacher au foyer fiscal ou les conseiller de faire une déclaration de revenus personnelles en 2026.
En France, un mineur peut travailler dès ses 16 ans pendant les vacances scolaires. Les règles sont les mêmes que pour les adultes : l’employeur a pour obligation de rédiger un contrat de travail, de le déclarer et de respecter la réglementation en vigueur dans son secteur d’activité (temps de travail, repos, salaire minimum…). De son côté, et en tant que représentant légal, le parent, lui, doit donner son autorisation. À moins que le mineur ne soit émancipé. Votre enfant, lui, est automatiquement rattaché à votre foyer fiscal s’il a moins de 18 ans. Et peut l’être jusqu’à ses 21 ans et même 25 s’il a le statut d’étudiant.
En réalité
La plupart des parents rattachent leurs enfants le plus souvent à leur foyer fiscal afin de pouvoir bénéficier d’une demi-part supplémentaire, voir d’une part entière si c’est le troisième enfant et de simplifier leurs démarches avec l’administration. Compréhensible, surtout quand on sait que le code des impôts vous permet de profiter d’une exonération jusqu’à 4 990 € nets par an. Autrement dit : si votre ado travaille cet été et qu’il gagne un Smic mensuel, il est peu probable qu’il dépasse ce plafond et vous n’aurez donc pas d’impôt à payer, qu’il soit rattaché à votre foyer fiscal ou non. Pour autant, n’oubliez pas de déclarer ses revenus. Et ce, même s’ils ne sont pas imposables.
Rattachement ou détachement : comment choisir ?
Là encore, il n’y a pas de règle unique. Tout va dépendre du montant de ses revenus, mais aussi des vôtres, ainsi que des aides perçues (pensions, bourses, allocations…). Là, le mieux, c’est de faire une simulation sur le site des impôts. Vous saurez ainsi si ce revenu supplémentaire vous fait basculer dans une tranche moins avantageuse. De son côté, le détachement présente plusieurs avantages. Votre enfant va ainsi apprendre à gérer ses finances, découvrir les méandres de la déclaration et surtout, commencer à cotiser pour sa retraite. Ce qui n’est pas une si mauvaise idée en soi par les temps qui courent… et vous évitera surprises et désagréments au retour des vacances.
Stéphane Lefever

