La Fnsea appelle l’Etat à «tenir ses engagements»

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Des réactions face à la baisse de 20% du revenu agricole en 2013

La baisse annoncée des revenus agricoles en 2013  sont une raison de plus pour que l’Etat « tienne ses engagements pris lors des Etats généraux de l’Agriculture du 21 février, sur l’emploi, la modernisation et la simplification » affirme la Fnsea via une déclaration d’Henri Brichart viceprésident du syndicat.
Selon lui, ce qui est en jeu, «audelà de l’état des marchés,(c’est) la perte de compétitivité de notre secteur agricole et agroalimentaire (qui) se poursuit dans un contexte de pression toujours plus forte de la grande distribution ».
«Pendant ce temps, le gouvernement continue d’empiler les inventions administratives et réglementaires, au lieu de libérer les énergies, en agissant par exemple sur les charges qui pèsent sur nos entreprises».
Pour Guy Vasseur, président de l’Apca (chambres d'agriculture), cette diminution s'explique par la baisse des cours mondiaux des céréales, qui avaient flambé en 2012 sous l'effet notamment de la sécheresse aux Etats-Unis, et de la hausse du coût des intrants (engrais, semences, etc.). «Au niveau de charge actuel, si on descend sous les 160 euros la tonne (180 euros actuellement sur le marché à terme), on passe sous le seuil de rentabilité», prévient-il.

Un «rappel aux réalités», selon l’Agpb et l’Agpm
Les associations de producteurs de blé (Agpb) et de maïs (Agpm) voient dans le revenu 2013 un «rappel aux réalités», avec en perspective une «nouvelle campagne incertaine». «Les comptes de l'agriculture rappellent opportunément la réalité économique à laquelle sont confrontés les céréaliers», déclarent leurs présidents respectifs Philippe Pinta et Christophe Terrain dans un communiqué le 1er juillet. Le revenu céréalier, de 22 100 euros en 2013, est «inférieur de plus de 20 % à la moyenne» dans l'agriculture, souligne le communiqué.
L’Agpb et l’Agpm demandent aux responsables politiques de ne «pas rajouter de contraintes réglementaires infondées, notamment environnementales».

La Fnpl accuse industriels et distributeurs
La Fédération nationale des producteurs de lait (Fnpl) accuse «l’aval de la filière laitière» d’être responsable du bas niveau de revenu des producteurs laitiers, estimé par les comptes de l’agriculture à 23 100 euros par actif non salarié (pour le résultat courant avant impôts) en 2013. Elle condamne, dans un communiqué du 2 juillet, «l’obsession du prix le plus bas» qui «met en péril toute la filière». Elle pointe un «retard injustifiable» de 20 euros/1000 litres de lait par rapport à l’Allemagne depuis 12 mois. La Fnpl critique à la fois les industriels, dont certains remettent en cause l’intérêt de la médiation qui a abouti à une augmentation du prix du lait payé au producteur en 2013, mais aussi les distributeurs, qui «mettent en danger les exploitations laitières» en achetant du lait à l’étranger «dans le but de faire pression sur les entreprises françaises».

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