Les productions végétales

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L'assolement de la "ferme Somme" révèle une forte dominante céréalière (un hectare sur deux). Les cultures fourragères et prairies représentent aujourd'hui seulement 16% de la SAU.

Céréales

Blé tendre

Les surfaces ainsi que les rendements ne cessent d'augmenter depuis les trente dernières années et représentent 189 000 ha en 2010.

Orge – escourgeon

Les emblavements en orge sont très variables selon les années : 38 700 ha en 2010.

Maïs grain

Les surfaces consacrées à la culture du maïs grain sont très variables d'une année sur l'autre et représente 12 000 ha en 2010 pour exemple.
CéréalesFontvivreterritoire.jpgCéréalesMoteurEconomie.jpg

Les débouchés
Les céréales sont exportées à l'état brut (moins de 10% subissent une transformation dans le département). De fait, l'industrie qui utilise le plus de céréales est l'alimentation du bétail (UCALPI, fabricant d’aliments basé à Albert).
L'amidonnier Syral, filiale du groupe français Tereos et dont Noriap, l’une des coopératives céréalières de la Somme, détient des parts, a repris Amylum, du groupe Tate & Lyle à Nesle. Le site de Nesle transforme annuellement 1.7 millions de tonnes de blé ce qui représente plus d’ ¼ de la production totale en Picardie.

Les plantes sarclées

Betteraves à sucre

Depuis 30 ans, les surfaces consacrées à la culture de la betterave à sucre ont varié du simple au double. Elles ont atteint leur maximum en 1973 puis ont diminué jusqu'au milieu des années 80 pour se stabiliser à environ 38 000 ha. Parallèlement, le rendement qui avoisinait les 50 tonnes à l'hectare dans les années 70 est passé à 82 tonnes en 2010.

Les débouchés
Plus de 3 millions de tonnes sont transformées par de grands groupes sucriers installés dans le département et à proximité :

  • Saint Louis Sucre à Roye et Eppeville
  • Tereos à Attin (62) et Boiry (62)
  • Société Vermandoise Industries devenue Cristal Union à Sainte Emilie.

Il faut noter que ces industries génèrent des co-produits importants : 111 000 tonnes de pulpes sèches et 383 000 tonnes de pulpes surpressées sont ainsi consommées dans l'alimentation animale

Pomme de terre de consommation

Les pommes de terre de consommation représentent une surface de  20 900 ha pour un rendement autour de 42 T/ha.

Les débouchés
200 000 tonnes environ de pommes de terre de conservation sont traitées dans le département sur 2 sites de production :
- Sitpa : flocons de purée à Rosières en Santerre
- Lunor : pommes de terre précuites sous vides à Chaulnes

Une quantité équivalente est transformée dans les départements limitrophes (groupe Mc Cain à Harnes (62) ou Matougues (51)) et dans d'autres pays européens, notamment le Bénélux, l'Italie, l’Espagne, le Portugal ou encore le Royaume-Uni.

Pomme de terre fécule

La Somme est au premier rang français pour la production de pommes de terre fécule, avec 8 000 ha soit 40% de la production nationale.

Les débouchés
Le département possède la plus grande féculerie d'Europe : les Etablissements Roquette à Vecquemont, qui produisent plus de la moitié de la fécule française, transformée en amidon.

Légumes de conserve

Les surfaces évoluent en dents de scie suivant l'évolution du marché ; elles atteignent près de 78 000 tonnes en 2010 avec le pois de conserve, les haricots verts, les épinards, les carottes ou encore la betterave rouge.

Les débouchés
La Somme est le département français qui produit, en tonnage, le plus de légumes destinés à la conserverie et à la surgélation.
La concentration de cette industrie est maintenant très importante dans la Somme où Bonduelle dispose à Estrées-Mons de la plus grosse conserverie d'Europe et d'un autre site de production à Flaucourt. Les légumes commercialisés sous la marque phare sont produits en grande partie dans la Somme.

Endives

Traditionnellement cultivée dans toute la partie nord du département par des petites exploitations familiales, la culture d'endives s'est fortement développée grâce aux progrès techniques et génétiques, et aussi par le développement des équipements de forçage (doublement des surfaces en 30 ans). De grosses endiveries se sont mises en place notamment dans le sud-est du département. La Somme, 2ème département producteur, a produit 56 000 tonnes de racines soit 27 % de la production française.

Oléagineux

Ce type de culture reste une production marginale sur le département. Les principales plantes cultivées sont le colza (30 000 ha) et le lin oléagineux.
Le colza s’est particulièrement développé ces dernières années avec l’incorporation de l’huile de colza diester dans le carburant pour en faire du biocarburant.

Protéagineux

Les protéagineux (pois et féverole) représentent 23 000 ha dans la Somme.

Plantes textiles

Depuis 1999, le lin est revenu en force dans la mode vestimentaire. De même, cette matière est mise en avant dans l’isolation des bâtiments ou de l’habitacle des automobiles. La demande en matière première s'est accrue mais varie chaque année. Ainsi les surfaces sont passées de 4 200 ha en 1999 à 9 000 ha en 2006, puis 5 700 ha en 2010 soit 10 % de la production française.
Cette culture se concentre principalement sur la bordure maritime de la Somme où le climat est favorable au rouissage du lin.
Le lin est une fibre naturelle qui jouit d'une très bonne image de qualité et de confort.


Place de la Somme dans la production agricole Française


Production


% en 2010


Rang du département


Pommes de terre fécule


40


1


Pomme de terre de   consommation


17


2


Blé


4


1


Endives


27


2


Légumes


20


2


Betteraves à sucre


10


3


Pois de conserve


15


2

 

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