Editorial du 7 octobre 2016

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La terre brûlée

Peu importe si le premier ministre s’est engagé à faire une pause normative, les services des ministères se sentent en fin de carrière et il semblerait qu’ils veuillent se lâcher ! C'est ainsi qu’on découvre que les conditions d’autorisation d’usage et d’épandage des phytosanitaires sont en passe de devenir immensément compliquées, et qu’on pourrait sous peu rendre improductives dix pourcents de nos terres ! Comble du mépris, l'expérience de la Pac ne sert à rien, car ils n'ont, une fois de plus, pas consulté les administrations locales qui ont découvert le projet en même temps que nous. A croire qu’ils veulent être sûrs que rien de logique ne survivra à leur passage, qu’ils ont décidé de pratiquer la politique de terre brûlée en agriculture. Leur sort au ministère est sans doute réglé, mais je ne m’inquiète pas pour eux, leur avenir n’est pas assombri ! Ce qui m’inquiète, ce sont les agriculteurs, car une fois de plus, ce sera à eux seuls de supporter un fardeau de plus si ce projet venait à se concrétiser. A ce jeu, le ministre de l’Agriculture lui-même va se faire prendre : il a annoncé des mesures d’urgence qu’on attendait tous, mais il a fixé pour certaines la date butoir du 31 décembre. Autant dire que sur cette annonce, il devra présenter et assumer son bilan. Il lui reste du coup trois mois pour que du concret arrive dans les fermes, trois mois pour qu’on sache combien d’agriculteurs ont été réellement aidés et à quel niveau. Trois mois au cours desquels, nous, responsables agricoles de la FDSEA, seront autant sur la défensive pour les élucubrations technocratiques, que dans l’offensive pour que sur le terrain les choses avancent. L’agriculture doit rester vive et productive, et il n’y a pour nos fermes aucun autre enjeu sur 2017 que celui de poursuivre notre activité en surmontant une crise.

Françoise Crété
Présidente de la FDSEA

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