Editorial du 23 août 2019

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Bientôt la rentrée 

Durant les deux dernières semaines, le rythme de chaque profession ou corporation a été bien différent. La majorité de nos concitoyens a marqué une pause, tandis que la plaine a été métamorphosée. Plus de la moitié des surfaces agricoles de nos régions a été récoltée, enlevée, amendée, déchaumée, ressemée, à un rythme chaque année plus rapide, mais tout juste suffisant au regard des exigences qualitatives, des exigences réglementaires (même si l’étau est moins serré cette année, merci la FDSEA) et, excusez du peu, des conditions climatiques. Le bilan est satisfaisant dans sa globalité, mais le soulagement ne doit pas faire oublier les deux épisodes de canicule et le déficit de pluviométrie du printemps. Ces phénomènes doivent guider nos choix dans nos exploitations en visant une capacité de rétention plus forte des sols et des systèmes moins dépendants, mais aussi dans les politiques publiques : la peur des inondations a amené la puissance publique à tout faire pour que 99% de la pluviométrie finisse à la mer d’un côté, alors que, de l’autre, on pose des restrictions d’irrigation toujours pénalisantes en agriculture. Un défi vital pour notre société. Autre corporation qui a vraiment fait une pause, c’est le monde politique. Deux semaines sans bêtise, diront les plus malicieux. Deux semaines d’oxygénation, j’espère, car l’année n’est pas terminée et le bilan peut encore s’alourdir : il fallait consolider Trudeau face à Trump en signant le Ceta... Le Ceta est voté, mais Trudeau s’est embourbé dans un scandale de conflit d’intérêts. La Chine et les États-Unis continuent leur guerre commerciale, et la Russie poursuit sa politique de développement de l’agriculture. Point commun de tout ce monde ? Un patriotisme économique sans faille. Le G7 se tient actuellement à Biarritz. Il regroupe en principe les pays qui détiennent les deux-tiers de la richesse mondiale. La Chine n’en fait pas partie, la Russie en a été suspendue, puis s’en est retirée, quant aux États-Unis, ils ne viennent pas par philanthropie... Il y a des absents, et dans les présents, j’ai l’impression qu’on est davantage dans un rôle de proie-prédateur que dans la coopération. Bientôt la rentrée pour tout le monde, et on verra alors qui s’est remis en question durant cette période, ou qui continue dans ses errements. 

Denis Bully
Président de la Fdsea

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