Editorial du 12 octobre 2012

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OliviezFaictPetitQuand on charge trop la barque, elle coule !

Depuis le Grenelle de l’environnement, l’agriculture se sent régulièrement stigmatisée sur le sujet de l’environnement. Pourtant, l’avalanche des projets, déclarations et travaux émanant du gouvernement depuis quelques semaines nous fait croire que nos dirigeants avaient encore du souffle ! Prenons les choses en vrac, puisque c’est ainsi qu’elles nous arrivent : les SET qui passeraient de 3 à 4%, personne n’en avait discuté ou entendu parler ; les zones vulnérables qu’il faut étendre, même là où les eaux sont bonnes ; les programmes d’actions à mettre en place en juillet prochain dont on sera incapable de comprendre les exigences techniques mais qui pourraient rendre insuffisants des ouvrages de stockage à peine terminés ; et enfin les prestations phytosanitaires qui sont autorisées à chacun tant qu’elles sont sous forme individuelles, mais qui deviennent délictuelles si vous passez en société… On n’a de cesse de nous parler de crise, de chômage, de besoin de redresser l’économie par la production, et pour ce faire, chacun reconnaît en l’agriculture une des rares forces exploitables en France. Mais dans le même temps, on stimule l’agriculture à grands coups de normes et contraintes. Dans notre métier, rajouter des contraintes aujourd’hui, c’est tuer progressivement la richesse que l’on peut apporter au pays. Qui a fait le calcul du coût de toutes ces normes, et l’a ramené en emplois ? Une norme en plus, c’est combien de chômeurs en plus ? C’est ce genre de question qui devrait mobiliser nos dirigeants, et non le souci de charger chaque jour un peu plus la barque. Parce qu’à trop la charger, elle coule.

Olivier Faict Président de la commission environnement de la Fdsea

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