Le contrôle obligatoire du pulvérisateur : de nouveaux matériels concernés

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Depuis le 21 juin 2016, un nouvel arrêté a été publié au Journal Officiel et de profondes modifications interviennent.

De nouvelles catégories de matériels de pulvérisateurs sont désormais soumises au contrôle technique : matériels combinés comme les désherbineuses ou les équipements semi-mobiles tels que les appareils de traitement de semences. Par ailleurs, tous les appareils à rampe, quelle que soit leur largeur, doivent désormais être con - trôlés. Cet arrêté entraîne aussi des ajouts de points de contrôle, à sa - voir le système de rinçage et les systèmes d’éclairage (gyrophares et clignotants). Les éventuels défauts constatés n’entraînent pas de con - tre visite.
Parmi les nouveaux matériels concernés par le contrôle, il y avait, depuis 2013, tous les pulvérisateurs à rampe de plus de trois mètres équipés d’une à plusieurs buses, ainsi que ceux destinés à l’arboriculture et à la viticulture. Depuis le mois de juin dernier, les pulvérisateurs munis de rampes de moins de trois mètres (type rampes mon tées sur quad) ou simplement équipés d’une lance sont également concernés.
La réforme implique également de nouveaux matériels combinés avec outil d’application de produits phytosanitaires. Ainsi, les planteuses ou les semoirs équipés de pulvérisateur, les désherbineuses, les matériels fixes ou mobiles de traitement de semences, de plants ou de produits de post-récolte (grains et plantes) sont également concernés. Seuls les matériels poussés ou traînés par un opérateur ou un animal sont exclus (pulvérisateurs à dos, par exemple).
Le contrôle du pulvérisateur consiste à réaliser une inspection technique générale du pulvérisateur grâce à une vérification de plus de 160 points de contrôle. Le contrôleur vérifie, par exemple, la montée en pression des tronçons dans la rampe, la régularité de la pulvérisation via les jeux de buse ou la fiabilité du manomètre. L’intérêt pour l’agriculteur est grand car, à titre d’exemple, un mauvais réglage du manomètre peut entraîner un surdosage. Ce surdosage pro voquera, non seulement un ris - que de phytotoxicité et une dé - pense inutile, mais aura aussi un effet néfaste sur l’environnement. Le contrôle concerne uniquement les matériels cités dans la règlementation âgés de plus de cinq ans ou dont le dernier contrôle a été réalisé il y a plus de cinq ans.

Quand faire contrôler son matériel ?
Plus précisément, le contrôle du matériel doit intervenir au plus tard à la date du cinquième anniversaire de la mise en service du matériel ou du dernier contrôle. Si, par exem ple, vous avez acheté un matériel neuf ou votre contrôle a été réalisé le 15 décembre 2011, il doit être à nouveau contrôlé au plus tard le 14 décembre 2016.
Selon Vincent Polvèche, directeur du GIP Pulvés, «l’objectif du contrôle n’est pas de surveiller les pratiques des agriculteurs, mais bien de vérifier si après cinq années d’utilisation, votre matériel est toujours conforme à ses données d’origine et si certaines pièces telles que le jeu de buses ou le manomètre ne sont pas défectueux. En moyenne, depuis 2010, 77 % des matériels présentés au contrôle sont déclarés conformes et ne nécessitent pas de contre-visites.»

Plus d’infos : Chambre d’agriculture de la Somme 03 22 33 69 00 ou sur le site internet du GIP Pulvés.

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