Valeur du maïs sur pied 2016

Retour Partager sur facebook Partager sur tweeter Imprimer l'article
Envoyer l'article par e-mail

Envoyer cet article par mail

Fermer

250 signes(s) restant(s)

 

* champs obligatoires

La récolte du maïs dans le département ne s’annonce pas exceptionnelle, mais tout simplement moyenne pour 2016, constate l’ensemble des participants, ce lundi 5 septembre, lors de ce rendezvous annuelle à la Maison des agriculteurs, proposé par Stéphane Dodeuil, président de la section maïs. Autour de la table étaient rassemblés éleveurs, producteurs de maïs et technicien afin d’établir un prix indicatif à l’hectare pour le maïs sur pied.
De manière générale, sur le département de la Somme, «les semis ont été réalisés dans de bonnes conditions», rappelle Thibaud Leroy, technicien à la Chambre d’agriculture. «Par la suite, l’humidité du mois de juin a plutôt été favorable pour les maïs, sauf pour les parcelles qui se sont retrouvées inondées et, par conséquent, asphyxiées par l’excès d’eau», ajoute-il. Quant à la floraison, celle-ci a débuté pour les premiers maïs dans la semaine du 14 au 20 juillet. Tous s’accordent pour dire que la floraison s’est déroulée dans des conditions correctes, même si les maïs ont parfois manqué d’un peu d’eau. «On observe beaucoup de maïs avec des doubles épis», fait remarquer le technicien de la Chambre d’agriculture, et il explique ce phénomène dû à la mauvaise répartition temps sec/temps humide.
Pour les maïs semés plus tard, la floraison a été observée entre le 25 juillet et le 1er août. «Mais avec les fortes chaleurs arrivées les semaines précédentes, le retard accumulé sur la maturité pour ces maïs de second semis généralement a été rattrapé», assure Thibaud Leroy. «Le nombre de grains par épi est lui aussi satisfaisant, le remplissage de ces derniers est cependant plus difficile dû au manque d’eau», souligne les producteurs présents, le phénomène est d’autant plus marqué dans les petites terres où la réserve en eau est faible. Et ce n’est pas les quelques millimètres tombés en ce début de semaine qui vont favoriser le remplissage des grains.

Prévisions récolte
Pour le maïs fourrager, en conditions normales de végétation, l’objectif est de l’ensiler entre 32 et 35 % de matière sèche (MS). Attention à ne pas ensiler le maïs trop tôt, car celui-ci ne présentera pas d’amidon vitreux. Et, à l’inverse, s’il est ensilé trop tard, l’amidon laiteux sera absent. «Il ne faut donc pas se fier à l’état général de la plante, notamment sa couleur, pour connaître sa maturité. Mieux vaut faire plusieurs analyses de matières sèches avant d’entamer les travaux d’ensilage», explique Thibaud Leroy.
Les premiers ensilages devraient débuter entre le 15 et 20 septembre, «mais une grosse partie des chantiers auront lieu lors de la première semaine d’octobre», affirme le technicien de la Chambre d’agriculture. Ainsi, éleveurs, producteurs de maïs et technicien de Chambre s’accordent sur un rendement en grains moyen compris entre 60 et 65 qx/ha dans les petites terres. Dans les bonnes terres, soit les limons, le rendement en grains est estimé à 90 qx/ha. Il a donc été convenu de retenir un rendement moyen, pour le département de la Somme, avoisinant les 80 - 85 qx/ha pour le calcul de la valeur du maïs sur pied, soit un rendement se rapprochant fortement de celui de l’année dernière.
Par ailleurs, d’après Thibaud Leroy, on devrait observer le même gradient d’hétérogénéité que les céréales au niveau des rendements maïs dans le département. On aurait donc des maïs avec un potentiel de rendement grandissant en partant de l’Est vers l’Ouest.

Point sur le marché
Au vu des résultats céréales récoltées en France, on pourrait penser que le maïs serait fortement concurrencé par le blé pour l’alimentation animale. Néanmoins, les avis divergent à ce sujet. Le maïs serait cette année de bonne qualité contrairement aux blés ou encore aux orges. Ainsi, celui-ci ne se verrait pas concurrencer par les autres céréales, afin de maintenir un aliment de qualité. L’ensemble des participants ont donc, d’un commun accord, décidé de retenir 160 euros la tonne brute comme base de prix contre 140 euros la tonne en 2015.

Prix indicatif du maïs sur pied
Pour établir la valeur du maïs sur pied, le rendement moyen en grains retenu est de 80 – 85 qx/ha, le prix de vente à 160 € la tonne et les autres éléments pris en compte pour le calcul (charges OS, frais de séchage…) sont restés identiques à ceux de l’année précédente. Ainsi, la valeur moyenne d’un hectare de maïs sur pied pour 2016 se situe aux entre 815 €/ha et 869 €/ha pour un rendement en grains moyen de 80 - 85 qx/ha. Néanmoins, ce prix n’est qu’un prix indicatif.
L’ensemble des intervenants rappellent qu’avant de convenir d’un prix entre acheteur et vendeur, il est conseillé d’aller voir la parcelle et de regarder les pains, les grains et leur remplissage. De plus, il conseille aussi de peser plusieurs bennes lors des travaux d’ensilage pour approcher le rendement exact de la parcelle.

Maïs sous plastique
«Le maïs sous bâche ou encore appelé sous plastique est de plus en plus observé dans nos campagnes », fait remarquer Stéphane Dodeuil. Les producteurs de maïs utilisent généralement ce procédé afin d’avoir un départ rapide de la plante, lors d’un semis très tôt ou, à l’inverse, pour les semis tardifs. L’objectif dans les deux cas est, pour le producteur, d’aller chercher un haut rendement.
Cependant, l’assemblée alerte les potentiels acheteurs de maïs sur pied démarré sous plastique. Les maïs implantés sous bâches ont de gros indices et ils arrivent à maturité bien avant les maïs semés de façon conventionnelle. De plus, à maturité, la végétation de ces maïs reste bien verte alors que les grains sont déjà mûrs.

Methodeestimation

Toutes les émissions dans la médiathèque